le récit merveilleux, en chair, en os et carton-pâte, en artifices et en images, de la rencontre fabuleuse des illustres amants de Cornouailles, de leur vie de folie et d’amour et de leur mort qui s’ensuivit. C’est bien à un tournage que les spectateurs sont conviés, avec ses acteurs, ses caméras, ses projecteurs, sa machinerie et ses figurants choisis sur place. Mais un tournage un peu particulier, puisque le réalisateur offre au public de découvrir simultanément ce qu’on y filme, l’histoire de Tristan et Iseut, et sa projection sur grand écran, par la magie d’un montage en direct.
Les origines...
mercredi, octobre 24 2007
En guise de sous-titre...
Par Les équipiers du Tournage le mercredi, octobre 24 2007, 12:29
mercredi, avril 11 2007
Le tournage au jour le jour...ou presque
Par Les équipiers du Tournage le mercredi, avril 11 2007, 17:41
Voici le journal de tournage de L’Eternel Tournage...
que nous espérons le plus éternel possible…
C'est chrono-logique (eh oui, le temps nous rattrape tous les jours) mais
n'hésitez pas à vous promener dans les rubriques-catégories, là, à
droite : qui est qui, qui fait quoi, des petits plus sur la compagnie...,
l'image du jour, ceux qui nous accompagnent, le point de vue du
chien,...etc...
Bonne route !

Un livre de bord,
un carnet de notes et croquis,
un journal (presque) intime de la création au jour le jour,
les impressions de voyages, un cahier de souvenirs pour l'avenir
Photos, vidéos, dessins, paroles, signes…
en attendant les bonus, les scènes coupées, le making-of, tout sur le mythe
de Tristan et Iseut, le bêtisier, le dessous des trucages, la vérité sur le
point utilisé pour coudre les costumes, l’interview du bruiteur, tout sur
l’enfance du chef, le film de la destruction des décors en mer d’Irlande, la
recette authentique du philtre d’amour, et moult autres réjouissances que vous
pourrez retrouver sur la toile, télécharger, podcaster, acheter en DVD, sans
compter les blogs pirates et les produits dérivés...
Bon, on n’est pas sûrs de tout réaliser… Fabriquons déjà LE film tous les jours...
Bruno
jeudi, avril 5 2007
L'Eternel mythe...
Par Les équipiers du Tournage le jeudi, avril 5 2007, 17:31
Luc Amoros est depuis longtemps passionné par cette légende d’amour et de mort, pour ce qu’elle porte de notre histoire, mais aussi par ce qui le fascine depuis toujours dans la manipulation des images. Cette singulière capacité à dissimuler au moment même où l’on prétend le plus révéler, à se jouer de la présence et de l’absence, cet usage particulier des faux-semblants et le maniement incessant des double-sens. Il a d’ailleurs adapté en 1998 pour la scène « couverte » le roman de Michel Cazenave sous le titre « Le chant d’Essyllt ».

(page 3 du story board – Sylvain Dorange)
À ce jour, étonnamment, outre « L’Eternel retour » de Jean Delannoy (1943), seules deux productions de cinéma semblent avoir traité de Tristan et Iseut : un dessin animé pour enfants en 2001, et une superproduction hollywoodienne en cours de tournage…Mais aucune n’a fait le pari d’un tournage en rue avec retransmission du résultat en direct…
mardi, mars 27 2007
Retour sur la première réunion de production... en octobre 2006
Par Les équipiers du Tournage le mardi, mars 27 2007, 17:39
Des images elles aussi exhumées récemment...
Ils étaient tous là et déjà certains essayaient de se faire bien voir pour avoir la meilleure place sur scène. Mais heureusement d'autres savent rester de marbre face à ces basses manoeuvres ! Un profond merci à ces preux poètes pour leur époustouflant professionnalisme (essayez de dire ça très vite...)

lundi, janvier 22 2007
Images éternelles
Par Les équipiers du Tournage le lundi, janvier 22 2007, 12:04
Après les expériences de « Bounty toutes voiles dehors », « 360° à l’ombre », et « 36Ø1°Celsius », nourri de ce parcours et de ces grands espaces, couverts ou non, de ce public si différent de la rue, Luc Amoros poursuit ses recherches… Recherches sur la tension qui peut se créer au moment de la rencontre d’un théâtre d’images fabriquées en direct avec des spectateurs pris entre l’artisanat d’un « plateau de tournage » et la fascination qu’exercerait sur eux le grand écran, sous les étoiles de la nuit.
Luc Amoros tente aujourd’hui le long métrage, après les esquisses et références cinématographiques des précédents spectacles (et notamment dans « 360° à l’ombre » avec la fameuse scène de la douche de « Psychose »). Cette fois, l’expérience sera menée au profit d’une réécriture du mythe de Tristan et Iseut : le mariage entre une tragédie ancestrale et la fabrication sous les yeux des spectateurs, voire avec leur participation, d’un « vrai » film de cinéma, sur grand écran.
Photo du spectacle « Mr Grant » (1999) (d’après « La mort aux trousses)
samedi, janvier 20 2007
Secrets de fabrication ?
Par Les équipiers du Tournage le samedi, janvier 20 2007, 16:34
Film construit en direct par une équipe de comédiens-musiciens-cameramen et de figurants recrutés et formés à chaque « étape », sur un plateau de tournage installé « dans la rue », non loin de l’écran de contrôle du réalisateur ; cet écran sera « mis à disposition » du public assistant au tournage, par exemple en projection sur une façade de la place…

(croquis de travail pour les décors – Anne Royant)
Autrement dit, les spectateurs assisteront simultanément à la fabrication d’images sur le plateau (jeu d’acteurs passant très vite d’un poste de prise de vue à un autre, manipulations de maquettes, de marionnettes ou de fonds d’images enregistrées, éléments sonores, bruitages, musique, etc) et à leur tournage au profit d’un récit monté en direct et projeté sur grand écran grâce à une régie de montage-vidéo.
C’est bien sûr à une forme très particulière de récit que les spectateurs assisteront sur l’écran. Car il ne s’agit ni de la captation directe d’une pièce de théâtre, ni de la simple reconstitution artisanale et parodique d’un film de cinéma ou de télévision.

(page du storyboard d'origine - Sylvain Dorange)
L’image projetée ne constituera elle-même qu’un élément du spectacle au même titre que le jeu des comédiens, des figurants, voire du public lui-même qui pourrait être spontanément sollicité.... Pour le spectateur coexisteront 2 spectacles simultanés, à savoir l’espèce de tournage frénétique, en continu, faisant appel à une forme d’ubiquité des acteurs, et celui de l’écran, sorte de synthèse, produit terminal d’une opération alchimique. Mais c’est bien sûr un troisième spectacle encore qui nous intéresse ; celui que le spectateur fera exister à partir du rapport qu’il voudra lui-même établir entre les 2 visions qui lui seront offertes.
Car enfin, au-delà des différentes formes de jeu scénique, ce sont deux manières de traiter le temps et l’espace à travers une même fiction qui cohabiteront et seront liées indéfectiblement dans un rapport de cause à effet.
